Mon nouveau recueil de poésie Chiméries va bientôt paraître aux Editions Unicité – François Mocaër.
Le photographe Emmanuel Téclès l'a illustré de ses magnifiques photographies.
Mon nouveau recueil de poésie Chiméries va bientôt paraître aux Editions Unicité – François Mocaër.
Le photographe Emmanuel Téclès l'a illustré de ses magnifiques photographies.
Emmanuel Téclès a fait la couverture de plusieurs de mes recueils parus aux Editions unicité -François Mocaër.
Mon
prochain recueil, Chiméries, paraîtra avec dix photos signées Emmanuel Téclès
TEKPROD Photographies. Je vous en dirai plus bientôt.
Emmanuel
Téclès va sortir son premier bouquin de photos : Les Fleurs de chaos, consacré
à sa série de modèles au milieu de ruines.
Chef-d'œuvre
garanti !
Il
sera édité par les Éditions Corridor Éléphant grâce à une édition
participative. Alors n'hésitez pas à donner le petit coup de pouce et à acquérir un
magnifique ouvrage de photos d'art.
Un magnifique article de Georges Cathalo sur mes deux derniers livres jeunesse : Farfulaisons et La Petite rivière qui avait soif.
Mes Farfulaisons sont en lice pour le Prix Joël Sadeler, avec huit autres recueils de poésie pour les enfants.
La soirée d'hommage à Michel Cosem jeudi 23 mai 2024 à 18h, à l'Hôtel d'Assézat, Salle Clémence Isaure, sous l'égide de l'Académie des Jeux Floraux.
Bientôt un an que décédait Michel Cosem. Le fondateur et animateur de la revue Encres Vives, éditeur d’un grand nombre d’autrices et auteurs, poète et également romancier lui-même, a marqué non seulement la région mais encore la littérature française.
Christian Saint-Paul, Svante Svahnström et Francis Pornon, trio animateur de la présentation de poètes dite : « Tempo poème », proposent de réaliser la prochaine présentation en hommage à Michel Cosem et Encres Vives.
Il est prévu que cet hommage soit accueilli par Philippe Dazet-Brun (secrétaire perpétuel de l’Académie des Jeux Floraux), présenté par Svante Svahnström et introduit et modéré par Christian Saint-Paul.
Sont programmé(e)s pour évoquer différentes facettes de l’œuvre :
Enfance-jeunesse de Michel Cosem – Annie Briet
Cosem dans la poésie du XXe siècle – Christian Saint-Paul
Escalasud – Gilles Lades
Les romans – Francis Pornon
Ateliers d’écriture – Michel Ducom
Encres Vives – Eric Chassefière
Bruno Ruiz lira le recueil posthume de Michel Cosem et Stéphane Amiot, Elisabeth Aragon, Sabine Aussenac, Annie Briet, Catherine Bruneau, Eric Chassefière, Michel Ducom, Régine Ha-Min-Thu, Gilles Lades, Cédric le Penven, Francis Pornon, Christian Saint-Paul, témoigneront de la vivacité de cette oeuvre.
La durée de l’événement sera d’environ 1h15, dont 30 mn pour évoquer les facettes de l’œuvre et 45 mn pour les lectures. Une vente de livres et de revues est prévue.
Le plaisir d'écrire sur un cahier vieilli, sentant le café, avec un feutre noir glissant merveilleusement sur le papier. Le cahier avait été acheté à l'Abbaye de Fontfroide, dans l'Aude, désagrafé, imprégné de jus de café, tamponné avec des noix de cyprès du jardin, très grasses.
Dimanche 21 décembre 2024 : lecture à Luc-sur-Orbieu (Aude) pour la Galette des Poètes, organisée par Marie-Andrée Balbastre et l'Association Terpsichore.
Je viens de recevoir le BAT (Bon à tirer) de mon nouveau livre... c'est toujours un grand bonheur de découvrir l'objet papier et de pouvoir le manipuler.
Il y a encore un peu de travail sur la maquette avant de l'envoyer à l'imprimerie. Mon éditeur François Mocaer y travaille activement.
Quelle joie de découvrir les magnifiques peintures de Jorgelina Prado !!!! Elles illuminent l'ouvrage.
Farfulaisons sortira fin novembre. La presse en parle.
Farfulaisons est à commander dans toutes les librairies ou directement sur le site des Editions Unicité.
Si vous souhaitez un exemplaire dédicacé, vous pouvez me le commander directement ici.
Mon dernier recueil va bientôt paraître, aux Editions Unicité, préfacé par Rose-Andrée de Laburthe et illustré par Jorgelina Prado-Militon.
Mes ami.es d'ALENTOURS DE SUDEME et d'ailleurs,
Un nouveau recueil de poésie j'ai commencé
Dédié aux objets
Non pas des objets inventés
Comme ceux que Jacques Carelman a imaginés
Des objets ayant existé
Mais qui sont moins utilisés
Et dont le nom pourrait s'oublier...
A vous de jouer :
1° proposez-moi des objets
2° trouvez l'objet ci-dessous présenté
Comme ils ont du chien ces landiers,
Attisant les flammes du brasier.
Restant de marbre sous le bois,
Ils aident à braver les grands froids.
Votre réponse : .....................................
écouter l'émission
J'apprends avec tristesse le décès du poète Ahmed El Fazazi. J'ai eu la chance d'être en
contact avec lui et de découvrir sa profonde humanité.
Sa poésie est magnifique.
"Tous les lieux que je visite
Et les belles âmes que je rencontre
Logent dans ma mémoire
Comme mes ancêtres
J'y retourne toujours
Une outre à la main
Chercher l'eau à la source."
"J'ai si longtemps cherché
Un pays innocent
Je ne sais plus rien des chemins
Aux cours calmes
Qui mènent aux saints-lieux
J'ai si longtemps cherché
Dans le corps d'une femme
L'hymne muet de l'amour
Voici des paroles qui émergent en moi
Dans le néant de ma mémoire
J'ai si longtemps cherché
Un pays innocent..."
L'ocre des hommes, 2021
Partout la Terre vomissait des déchets. Des
nuages coulaient des jus bitumeux. Les plastiques germaient à tous les
orifices, failles, narines, bouches, fissures, fentes abyssales, momifiant sans
cérémonie toute vie d’un suaire lyophilisant.
Les oracles du web sauvage prophétisèrent le
recyclage. Les vestales gobaient les œufs aux entrailles, les migrateurs
noyaient des ronds dans un ciel d’huile.
Compostage, recyclage, détricotage, la
révolution surprit les vieilles Moires au saut du lit.
Des danseuses donnèrent leurs jambes à
pourrir. On carda les muscles, les tendons, les nerfs, filant, tissant, les
tourets faisaient le tour de la Terre. On prit l’habitude d’économiser les
cellules, de naître borgne, unijambiste, éviscéré. Les tubes digestifs
ingéraient les organismes, sacrifiant aux concrétions calcaires des sanctuaires
rupestres les cathédrales d’os.
Les existences s’inscrivaient au charbon sur
leurs livres de pierre. Partout fleurissaient des champs d’étoiles sur les
grandes jachères humaines. La conscience du monde s’effilocha et fondit comme
une barbe à papa.
L’écrivain fut un des premiers. Son essence
vaporeuse, évanescente, inachevée, l’y prédestinait.
Il résista bien sûr un peu. A peine, avec des
moyens de poète. Il questionna régulièrement les autorités pour s’assurer de
son état civil mais les bureaux voulurent l’archiver en même temps que ses
extraits d’actes de naissance. Il se tourna vers les photographes et s’en
détourna confronté à l’impermanence de ses portraits. Le miroir agissait tel un
microscope inapte à percevoir le tout. Il commença à semer des écrits comme
autant de preuves de son passage, des balises attestant sa présence, en
signalant des traces. Sa route était parsemée de cahiers, de notes, de pages où
séchaient des mots, sa petite lessive existentielle qui n’approchait que les
alentours. Il s’appuya sur des piles de livres dont les ondulations impulsaient
une marche en apesanteur, les pariétaux lestés de dictionnaires.
Autour de lui les voix qui le traversaient
défiaient le temps. Les pages s’imprimant en tatouages lui dessinaient une
reliure de peau et sa joie pyromane enflammait les affleurements contemporains
qu’il feuilletait des lèvres.
Il rêva d’os et de racines pour les porter
puis vint la terre nourrie d’ancêtres qu’il accueillit.
A
l’automne, après s’être parées des plus belles couleurs, les pierres tombent
dans la plupart des quartiers de la ville.
Certaines
façades se retrouvent très vite à nu, d’autres conservent parements et fenêtres
jusqu’à la Toussaint.
Les
gravats forment de petits monticules au milieu des chaussées que les vents
finissent par entraîner dans les fonds de ruelles, les impasses, les
culs-de-sac où ils sont rongés par le temps avec les os et les vies des
écrasés.
En hiver,
les villes se referment sur leur cœur et s’endorment dans une nuit sans fond.
Nul ne sait ce que deviennent les habitants, comment ils survivent, quel air
ils respirent, quelle eau ils boivent, quelle lumière ils absorbent. Les villes
et leurs hôtes s’absentent, c’est tout.
Des
cheminées percent avec les premières chaleurs, le printemps se colore de
cascades de tuiles, de parures de gouttières. Tous les tuyaux se gorgent d’eau,
les rivières chantent dans les artères, les vêtements, les feuilles, les peaux
s’exhibent avec appétit.
C’est la
saison des grues qui s’abattent en nombre sur les chantiers où la nourriture
est fraîche et abondante, jusqu’à ce que la canicule englue toute cette
agitation dans son ambre suffocante.
Quand les labours viennent retourner les dernières banlieues, pour les sauteurs de murs, il est temps de prendre la clef des champs.
Laissons
advenir les défaites, accueillons les surgeons de la contingence, les monstres,
en nos terres, pour une nouvelle alliance.
Les feuillets
qui suivent sont ordonnés au hasard par des mains mécaniques selon une logique
probabiliste qui nous échappe.
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