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02/03/2025

Chiméries

Mon nouveau recueil de poésie Chiméries va bientôt paraître aux Editions Unicité – François Mocaër.


Le photographe Emmanuel Téclès l'a illustré de ses magnifiques photographies.

L'écrivain Pierre-Jean Brassac en a écrit la préface.


Près de six années d'écriture, de réflexion, de recherches... de balades.

Du manuscrit au livre... encore quelques semaines : parution le 20 avril 2025.

08/02/2025

Stéphane Amiot - Emmanuel Téclès

Emmanuel Téclès a fait la couverture de plusieurs de mes recueils parus aux Editions unicité -François Mocaër.

Mon prochain recueil, Chiméries, paraîtra avec dix photos signées Emmanuel Téclès TEKPROD Photographies. Je vous en dirai plus bientôt.

Emmanuel Téclès va sortir son premier bouquin de photos : Les Fleurs de chaos, consacré à sa série de modèles au milieu de ruines.

Chef-d'œuvre garanti !

Il sera édité par les Éditions Corridor Éléphant grâce à une édition participative. Alors n'hésitez pas à donner le petit coup de pouce et à acquérir un magnifique ouvrage de photos d'art.

lien 





10/12/2024

28/05/2024

Sélection Prix Joël Sadeler 2024 : Farfulaisons

 

Mes Farfulaisons sont en lice pour le Prix Joël Sadeler, avec huit autres recueils de poésie pour les enfants.






22/05/2024

Soirée d'hommage à Michel Cosem jeudi 23 mai 2024

 La soirée d'hommage à Michel Cosem jeudi 23 mai 2024 à 18h, à l'Hôtel d'Assézat, Salle Clémence Isaure, sous l'égide de l'Académie des Jeux Floraux.


Bientôt un an que décédait Michel Cosem. Le fondateur et animateur de la revue Encres Vives, éditeur d’un grand nombre d’autrices et auteurs, poète et également romancier lui-même, a marqué non seulement la région mais encore la littérature française.

Christian Saint-Paul, Svante Svahnström et Francis Pornon, trio animateur de la présentation de poètes dite : « Tempo poème », proposent de réaliser la prochaine présentation en hommage à Michel Cosem et Encres Vives.

Il est prévu que cet hommage soit accueilli par Philippe Dazet-Brun (secrétaire perpétuel de l’Académie des Jeux Floraux), présenté par Svante Svahnström et introduit et modéré par Christian Saint-Paul.

Sont programmé(e)s pour évoquer différentes facettes de l’œuvre :

Enfance-jeunesse de Michel Cosem – Annie Briet

Cosem dans la poésie du XXe siècle – Christian Saint-Paul

Escalasud – Gilles Lades

Les romans – Francis Pornon

Ateliers d’écriture – Michel Ducom

Encres Vives – Eric Chassefière

Bruno Ruiz lira le recueil posthume de Michel Cosem et Stéphane Amiot, Elisabeth Aragon, Sabine Aussenac, Annie Briet, Catherine Bruneau, Eric Chassefière, Michel Ducom, Régine Ha-Min-Thu, Gilles Lades, Cédric le Penven, Francis Pornon, Christian Saint-Paul, témoigneront de la vivacité de cette oeuvre.

La durée de l’événement sera d’environ 1h15, dont 30 mn pour évoquer les facettes de l’œuvre et 45 mn pour les lectures. Une vente de livres et de revues est prévue.



27/04/2024

Manuscrit de Chiméries

Le plaisir d'écrire sur un cahier vieilli, sentant le café, avec un feutre noir glissant merveilleusement sur le papier. Le cahier avait été acheté à l'Abbaye de Fontfroide, dans l'Aude, désagrafé, imprégné de jus de café, tamponné avec des noix de cyprès du jardin, très grasses.





22/01/2024

Farfulaisons à Luc-sur-Orbieu

 Dimanche 21 décembre 2024 : lecture à Luc-sur-Orbieu (Aude) pour la Galette des Poètes, organisée par Marie-Andrée Balbastre et l'Association Terpsichore.





03/11/2023

Nouvelle parution : Farfulaisons - Stéphane Amiot

 Je viens de recevoir le BAT (Bon à tirer) de mon nouveau livre... c'est toujours un grand bonheur de découvrir l'objet papier et de pouvoir le manipuler.


Il y a encore un peu de travail sur la maquette avant de l'envoyer à l'imprimerie. Mon éditeur François Mocaer y travaille activement.

Quelle joie de découvrir les magnifiques peintures de Jorgelina Prado !!!! Elles illuminent l'ouvrage. 

Farfulaisons sortira fin novembre. La presse en parle.

Farfulaisons est à commander dans toutes les librairies ou directement sur le site des Editions Unicité.

Si vous souhaitez un exemplaire dédicacé, vous pouvez me le commander directement ici

11/10/2023

Parution fin octobre : Farfulaisons

 Mon dernier recueil va bientôt paraître, aux Editions Unicité, préfacé par  Rose-Andrée de Laburthe et illustré par Jorgelina Prado-Militon.






05/08/2023

Nouveau recueil : Les objets

 Mes ami.es d'ALENTOURS DE SUDEME et d'ailleurs,

Un nouveau recueil de poésie j'ai commencé

Dédié aux objets

Non pas des objets inventés

Comme ceux que Jacques Carelman a imaginés

Des objets ayant existé

Mais qui sont moins utilisés

Et dont le nom pourrait s'oublier...

A vous de jouer :

1° proposez-moi des objets

2° trouvez l'objet ci-dessous présenté


Comme ils ont du chien ces landiers,

Attisant les flammes du brasier.

Restant de marbre sous le bois,

Ils aident à braver les grands froids.


Votre réponse : .....................................

03/08/2023

Encres Vives : cessation d'activité

 


Je vous transfère le message de Jean-Louis Clarac : 

Michel Cosem a créé la revue Encres vives en 1960 à Toulouse. Il a publié plus de 1800 titres répartis dans les 3 collections : Encres vives, Lieu, Encres blanches. Suite à son décès survenu le 10 Juin, la revue édition cesse toute activité. Certains titres sont épuisés mais le stock des titres restant est important.
Annie Briet, sa compagne, et membre du comité d’Encres vives souhaite que les auteurs édités par Michel Cosem puissent « récupérer » gratuitement leurs recueils disponibles. Seuls les frais d’envoi postal sont à leur charge.
Si vous voulez répondre favorablement à la proposition d’Annie vous pouvez me le préciser en MP, et je vous transmettrai son mail.
Ce serait bien aussi de diffuser ce message auprès d’autres auteurs publiés par la revue afin qu’ils puissent bénéficier du retour de leurs recueils.
En vous remerciant, bien cordialement à tous.

26/07/2023

Emission Les Poètes Radio Occitanie - 11 juillet 2023

 


Le 11 juillet dernier, je me suis rendu au 60 rue d'Assalit, à Toulouse, dans les locaux de Radio Occitanie, à l'invitation de Christian Saint-Paul, pour participer à l'émission qu'il anime avec Claude Bretin, les Poètes.
Après le signalement de plusieurs livres récemment publiés, Christian Saint-Paul a fait une présentation de ma vie puis de mes livres. 
Dans une discussion à bâtons rompus, nous avons abordé mes voyages, l'Île de la Réunion, l'Académie Renée Vivien, mes publications, notamment poétiques. 
Nous avons évoqué la figure tutélaire de Michel Cosem, fondateur des Éditions Encres Vives, romancier, poète, promoteur inlassable de la poésie contemporaine, disparu en juin dernier.
J'ai lu plusieurs poèmes extraits de mes recueils.


écouter l'émission







15/05/2023

Ahmed El Fazazi

J'apprends avec tristesse le décès du poète  Ahmed El Fazazi. J'ai eu la chance d'être en contact avec lui et de découvrir sa profonde humanité.

 


Sa poésie est magnifique.

"Tous les lieux que je visite

Et les belles âmes que je rencontre

Logent dans ma mémoire

Comme mes ancêtres

J'y retourne toujours

Une outre à la main

Chercher l'eau à la source."

"J'ai si longtemps cherché

Un pays innocent

Je ne sais plus rien des chemins

Aux cours calmes

Qui mènent aux saints-lieux

J'ai si longtemps cherché

Dans le corps d'une femme

L'hymne muet de l'amour

Voici des paroles qui émergent en moi

Dans le néant de ma mémoire

J'ai si longtemps cherché

Un pays innocent..."

L'ocre des hommes, 2021




07/01/2023

Observations pour un futur carnet tératologique - Stéphane Amiot

Partout la Terre vomissait des déchets. Des nuages coulaient des jus bitumeux. Les plastiques germaient à tous les orifices, failles, narines, bouches, fissures, fentes abyssales, momifiant sans cérémonie toute vie d’un suaire lyophilisant.

Les oracles du web sauvage prophétisèrent le recyclage. Les vestales gobaient les œufs aux entrailles, les migrateurs noyaient des ronds dans un ciel d’huile.

Compostage, recyclage, détricotage, la révolution surprit les vieilles Moires au saut du lit.

Des danseuses donnèrent leurs jambes à pourrir. On carda les muscles, les tendons, les nerfs, filant, tissant, les tourets faisaient le tour de la Terre. On prit l’habitude d’économiser les cellules, de naître borgne, unijambiste, éviscéré. Les tubes digestifs ingéraient les organismes, sacrifiant aux concrétions calcaires des sanctuaires rupestres les cathédrales d’os.

Les existences s’inscrivaient au charbon sur leurs livres de pierre. Partout fleurissaient des champs d’étoiles sur les grandes jachères humaines. La conscience du monde s’effilocha et fondit comme une barbe à papa.




L’écrivain fut un des premiers. Son essence vaporeuse, évanescente, inachevée, l’y prédestinait.

Il résista bien sûr un peu. A peine, avec des moyens de poète. Il questionna régulièrement les autorités pour s’assurer de son état civil mais les bureaux voulurent l’archiver en même temps que ses extraits d’actes de naissance. Il se tourna vers les photographes et s’en détourna confronté à l’impermanence de ses portraits. Le miroir agissait tel un microscope inapte à percevoir le tout. Il commença à semer des écrits comme autant de preuves de son passage, des balises attestant sa présence, en signalant des traces. Sa route était parsemée de cahiers, de notes, de pages où séchaient des mots, sa petite lessive existentielle qui n’approchait que les alentours. Il s’appuya sur des piles de livres dont les ondulations impulsaient une marche en apesanteur, les pariétaux lestés de dictionnaires.

Autour de lui les voix qui le traversaient défiaient le temps. Les pages s’imprimant en tatouages lui dessinaient une reliure de peau et sa joie pyromane enflammait les affleurements contemporains qu’il feuilletait des lèvres.

Il rêva d’os et de racines pour les porter puis vint la terre nourrie d’ancêtres qu’il accueillit.




A l’automne, après s’être parées des plus belles couleurs, les pierres tombent dans la plupart des quartiers de la ville.

Certaines façades se retrouvent très vite à nu, d’autres conservent parements et fenêtres jusqu’à la Toussaint.

Les gravats forment de petits monticules au milieu des chaussées que les vents finissent par entraîner dans les fonds de ruelles, les impasses, les culs-de-sac où ils sont rongés par le temps avec les os et les vies des écrasés.

En hiver, les villes se referment sur leur cœur et s’endorment dans une nuit sans fond. Nul ne sait ce que deviennent les habitants, comment ils survivent, quel air ils respirent, quelle eau ils boivent, quelle lumière ils absorbent. Les villes et leurs hôtes s’absentent, c’est tout.

Des cheminées percent avec les premières chaleurs, le printemps se colore de cascades de tuiles, de parures de gouttières. Tous les tuyaux se gorgent d’eau, les rivières chantent dans les artères, les vêtements, les feuilles, les peaux s’exhibent avec appétit.

C’est la saison des grues qui s’abattent en nombre sur les chantiers où la nourriture est fraîche et abondante, jusqu’à ce que la canicule englue toute cette agitation dans son ambre suffocante.

Quand les labours viennent retourner les dernières banlieues, pour les sauteurs de murs, il est temps de prendre la clef des champs. 




 Nous avons tous dans nos livres de peau des lignées de chimères, à peine ossifiées, respirant sous des eaux rémanentes, nouées à nos muscles comme une poussière de bataille, l’écho des combats passés et perdus.

Laissons advenir les défaites, accueillons les surgeons de la contingence, les monstres, en nos terres, pour une nouvelle alliance.

Les feuillets qui suivent sont ordonnés au hasard par des mains mécaniques selon une logique probabiliste qui nous échappe.


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