24/05/2019

Florilège n°175

Un poème du recueil Saisons de lagunage a été publié dans le numéro de juin 2019 de la revue Florilège, avec un article de Stephen Blanchard sur mon recueil A grands pas dans l'automne.
Revue Florilège
19, allée du Mâconnais
21000 Dijon
aeropageblanchard@gmail.com

18/05/2019

A grands pas dans l'automne - note de lecture de Stephen Blanchard


A grands pas dans l'automne, Stéphane Amiot, éditions Alcyone, 2016, 20 €


Comme chacun le sait, en poésie, il y a peu d'élus et les raisons en sont multiples car cela dépend pour chaque époque de l'intérêt que le public porte à nos états d'âme. Il n'est pas si facile d'éveiller la conscience d'un lecteur, même averti, à comprendre notre propre écriture, notre idéal et nos rêves les plus fous pour aller à la rencontre de « l'autre ». En réalité, il faudrait se poser la question : est-ce un hasard d'écrire en vers ? Et pourtant les pièces en vers de Molière ou de Racine sont toujours d'actualité et puis tout le monde ne peut pas s'appeler Rilke ou Victor Hugo ! Si l'enseignant ne le fait, c'est au poète, à lui seul, qu'il appartient de faire aimer la poésie sans aucun esprit de chapelle. Stéphane AMIOT a compris qu'il fallait arracher les mots du silence « dans la lumière du poème », butiner le miel de son imagination car la poésie c'est « l'écho d'une pierre tombée dans le puits d'une âme », lorsque « l'espoir vacille à la lunule de tes yeux » pour « s'en remettre à l'oubli ». Et puis, parfois le temps s'arrête au firmament des songes, « en amont de l'enfance », redonnant du souffle à la vie « dans l'amitié d'un regard » ou dans l'épanchement des solitudes. Tout poète traîne souvent tout au fond de lui quelques blessures cantonnées à l'étreinte d'un désir afin de se convaincre de l'importance « d'une lèvre » qui d'un jour à l'autre peut « éclairer la nuit » de ses interrogations et de ses doutes. Un recueil qui sait « déchiffrer le silence des feuilles » et la sève des étés.

Stephen BLANCHARD

31/03/2019

Kaniki l'endormi

Depuis quelques semaines, un petit invité a pris possession de mon clavier d'ordinateur, devenant une présence tutélaire présidant à l'écriture.
Le voyez-vous ?
Je l'ai appelé Kaniki.
Le voici en gros plan : un petit endormi de la Réunion. Un caméléon, paisible et pacifique. Derrière c'est Chewbacca... mais ça n'a rien à voir.
Pourtant, il est le héros malgré lui d'une aventure mouvementée.
Les premières lignes en sont : " Kaniki a pris son bertel et il est parti."
Il part en ville au magasin de couleurs ; mais toute l'île est en proie à la révolution. Pas celle des gilets jaunes ! Non. Une sordide dictature, sortie d'on ne sait où, est en place, commençant à mettre en oeuvre ses lois d'exclusion...
J'ai écrit les dernières pages en novembre.
L'histoire de Kaniki l'endormi va être publiée par les Editions Orphie.
Vous aurez bientôt de ses nouvelles.

11/03/2019

L'Île d'Oleron à tricycle

      Lisez, relisez ce merveilleux livre, hymne à l'Île d'Oleron, écrit par Jean COURBEYRE et publié en 1986 aux Editions du Cercle d'Or.
Jean COURBEYRE y raconte son enfance dans l'Île lumineuse, "Nous habitions à Domino sur la Côte Sauvage" et décrit les paysages et les gens rencontrés au long de ses balades à dos de tricycle, lequel donnait des ailes à son corps handicapé.
L'écriture est poétique, le vocabulaire précis, la langue sensuelle et amoureuse.
Ses escapades l'entraînent vers le Nord de l'Île, Chaucre, la pointe de Chassiron, Saint-Denis dont le port, à l'époque de son enfance (dans les années "30") était "une mer de sable piquée d'immortelles", la Brée, les Boulassiers, le Douhet, Saint-Georges, l'Île. Le retour est fêté par "l'églade à l'étouffée sous les barbes de pin".
Il pousse parfois jusqu'à Boyardville, en passant par Sauzelle et les marais. C'est l'occasion de raconter l'époque des saulniers, lorsque le sel d'Oleron faisait la réputation internationale de l'Île, avant que les marais salants soient transformés en claires.
Tant de lieux sont évoqués, Les Sables-Vigner, la Cotinière, la Perroche dont "naguère, avant la création de la rocade [...] (on pouvait voir), par le grand portail toujours ouvert du prieuré interdit au public, le cloître silencieux autour du jardin enluminé de fleurs", grand- Village, Saint-Trojan-les-Bains, le Château...
Des lieux devenus intemporels par la magie du poète, "Que sont les générations, sinon des vagues qui roulent les unes sur les autres, dans une bousculade féconde et parfois tragique ?"

L'Ile d'Oleron à tricycle, ouvrage longtemps introuvable, est désormais diffusé par les Editions LOCAL - 38 photos de Pierre-Jean Verger 1986 - 110 p. 22 x 27 cm - 16,50 €.

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Si cet article vous a plu, vous pouvez découvrir mes autres uppercuts littéraires :
Typhon de Joseph Conrad
Les lignes de l'impur de Fabrice Guichard
Je suis vivant et vous êtes mort d'Emmanuel Carrère
Rien dans les poches de Dan Fante
Bluebells Wood de Guillaume Sorel


01/03/2019

Florilège n°174

Un poème du recueil Saisons de lagunage a été publié dans le numéro de mars 2019 de la revue Florilège.
Revue Florilège
19, allée du Mâconnais
21000 Dijon
aeropageblanchard@gmail.com