26/06/2017

A l'enseigne de mes pas Stéphane Amiot

 

A l'enseigne de mes pas - recueil de poésie - Editions Encres Vives Juin 2017

à commander chez l'éditeur : (prix 6€10)
Michel Cosem 2 rue des Allobroges 31770 Colomiers
ou chez l'auteur
 
 
A l'enseigne de mes pas -
 
l'appel des pierres
villes échouées comme des cimetières
au bout de nos pas
 
au-delà des sentes d'eau
la ville éphémère
ses ébats de lumière de brume
et de badauds
 
entre les lignes de ses déroutes
ses boulevards affamés             (extrait de la 4ème de couverture)

 

16/05/2017

15/05/2017

Les romans de Stéphane AMIOT

 

 

- La Promesse du sphinx (roman jeunesse) Le Croît Vif 2008

- Le Silence des ravines (roman jeunesse) Editions Orphie 2008 - 2010 réédition enrichie d'illustrations

- Le Fou de la Diagonale (polar)  Editions orphie 2014

- La Naufragée des Saumonards (inédit)

- Les Hauts de la peur (en cours)

 

 

 


 

14/05/2017

Les recueils de Stéphane Amiot

 

Poésie

 

- Exégèse des ruines  Encres Vives 2006

- Pierres de la halte  Encres Vives 2010

- A grands pas dans l'automne  Editions Alcyone 2016 

- Saisons de lagunage (inédit)

- Bris épars (inédit)

Matières et temps (inédit)

 

Contributions

 

- Rives océanes, Petite anthologie poétique de l'Île de la Réunion (recueil coordonné par Rose-Andrée de Laburthe) Azalées 2013

- Ces Charentes auxquelles on s'attache (ouvrage collectif coordonné par François Julien-Labruyère) Le Croît Vif 2014

- Soc & Foc Florilège poétique 

- Revue Saraswati


 
 

09/02/2017

Série Des pensées plus - Pour un gars niais plus 1

Je n'ai pas un sou vaillant.

Dès que le créancier menace, le voilà qui se débine en coureur de fonds.
Quand on n'a pas besoin de lui, il se la coule douce et, à peine, essaie-t-on de le débiter, l'argent se métamorphose en mercure, donnant toute sa fluidité à mes liquidités.
Fluctuat nec mergitur. C'est un pari sur l'avenir, autre nom de l'a-valoir et ses avaleurs de couleuvres.
 
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L'avenir.

Quel drôle de nom pour demain.
J'appellerais bien hier l'envient et aujourd'hui l'yreste.
L'avenir. L'envient. Et l'yreste.
Cela me paraît plus proche de ma perception de la réalité.
 
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Un besoin d'avenir. 

C'est une merde du futur ? Crottez pour lui.
Il faut que je pense à mettre mon nez dans les slogans politiques de la campagne présidentielle.
 
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L'homme scialytique,

l'homme qui dissout son ombre, renie son passé, sa part ombrée ; c'est celui que l'on nous promet, un homme de demain, de devant, de devanture, d'apparat, d'appareil, clinquant, claquant, cliquetant, clic-clac, un homme qui n'a pas besoin d'ombre, qui est son propre soleil, qui n'est que lumière, transparence, vide, une enveloppe cytoplasmique, un ectoplasme shooté à l'édulcorant, un homme édulcoré, light, slim, slash, un double slash en sleep - bref une ombre. CQFD.
 
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Il manque un point

 à notre ponctuation, un point infini qui se met au début du discours pour lui donner une direction, le point de mire.
En point de mire justement à toute aventure du langage, du vivant, le "point final d'une balle" de Maïakovski, en quête asymptotique.

18/01/2017

Blason du réel

Commencer par trouver un titre.
Textes brefs !... Vraiment original.
Pourquoi pas Texticules, ou Margicules comme à l'époque de Totem. Mais ces textes ne sont pas destinés aux marges. Ils ne sont pas destinés.
Que disent les mânes ?
Choses vues. Je n'aime pas trop les choses, père Hugo. Elles manquent d'âme, frisent trop l'anecdote. Les miennes ne sont pas vues, mais ressenties, perçues, rêvées, espérées... Le parti pris des choses. Ponge ne serait-il qu'un copieur ! Le titre fait son petit effet. Mais, pour l'avoir lu, je préfère ne pas me mettre sous l'égide de sa poésie technicienne, si froide. Alors...
Jules Renard. Ses merveilleuses Histoires naturelles. Si poétiques, drôles, fines, surprenantes.
Mes petits tableaux ne sont pas trop naturels. Pas tous. A part le seul que j'ai écrit. Je réfléchirai à Blasons, comme ces petits poèmes consacrés à un détail anatomique, tel Le Beau Tétin de Clément Marot. Blasons du ciel, blasons des arbres, des êtres, des objets, des corps. L'art de blasonner requiert chaleur et amour, doigté, précision et douceur. Il magnifie l'objet qu'il voue à l'art.
J'y réfléchirai sérieusement.
Après ce long préambule à la recherche d'un titre à trouver, introuvé... le premier texte.

L'insert
NB : Un insert est une chambre de combustion métallique comportant une ou plusieurs portes et laissant apparaître le feu à travers des vitres spéciales se substituant au foyer d'une cheminée de chauffage au bois ou intégré dans celui-ci.

Le bonheur, anachronique, de faire un bon feu.
Dans un insert.
La fumée reste emprisonnée dans le petit caisson étanche où le bois avec le spectacle des flammes qui l'assaillent prend des allures d'aquarium tropical si l'on a bien pris soin de nettoyer la vitre.
Derrière la vie du métal, ses grincements, ses dilatations, se perçoivent les craquements du bois.
Un léger fumet a quand même imprégné l'air, suffisamment pour être transporté ailleurs, vers d'autres feux, d'autres campements, des souvenirs de veillées, de flambées illuminant la nuit.
On s'assoit dans le canapé.
Le salon est silencieux. Personne pour raconter une vieille histoire. La télévision est éteinte. Les radiateurs diffusent leur chaleur électrique.
L'énorme bille de bois trône dans le foyer. Le feu a creusé ses entrailles, des coeurs écarlates pulsent dans le noir, des cavernes s'ouvrent sous les parois sombres. Courant comme des cavales sur les flancs d'une colline, les flammèches glissent sur le ventre du monstre, lèchent son dos, volètent sur l'écorce moussue et s'évaporent.
Danseuses orientales aux voiles transparents, herbiers de feu ondoyant sous les vagues de chaleur, petits animaux craintifs flairant leur proie.
Le périscope de la cheminée crache son haleine tiède dans l'immensité glacée de la nuit.
Il faut s'enfoncer dans les profondeurs de la maison, sa tiédeur, son calme, sa paix abyssale.
Les colonnes d'air chaud gonflent la trachée de métal, le feu s'assoupit, se rencogne au coeur de la souche qu'il va grignoter lentement de l'intérieur comme une grosse pomme d'api.
La bête blessée ferme ses yeux un à un, rougeoyants sous une épaisse paupière de cendre.
Dans la cage de verre, le dragon s'est endormi sur son trésor et ne poussera son dernier souffle qu'à l'aube grise.

15/01/2017

A grands pas dans l'automne

 
 
 
édition à tirage limité, numéroté et réalisé sur Papier de création
blanc nacré, grain subtil
90 pages - 20€

à la mémoire de mon père

 

Collection SURYA consacrée à la poésie contemporaine

 
 
 

Quatrième de couverture
 
 
 
Une saison de mots jusqu'à la moisson de l'automne
sur la page des jours à travers l'alphabet des apparences
le passant des terres de pitance fait provende de venelles d'herbes et de champs de béton
ses pas récitent l'amour l'espoir saleté de phénix
une marche sur les cendres la chiennerie insolente des rues
gardien du vol du papillon mémoire des traces calcifiées de nos envols
quand la nuit du poème nous imprègne de sa douce lumière
il avance à grands pas, le marcheur immobile.
 
 
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         ARCHIVES 2016

  A grands pas dans l'automne : revue de presse

Revue Texture (novembre 2016) - note de lecture de Jacqueline Saint-Jean
Revue Diérèse n° 69 (décembre 2016) - note de lecture de Olivier Massé
 
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Sur le site des Editions Alcyone, vous pouvez écouter quelques poèmes extraits du recueil A grands pas dans l'automne dits par Silvaine ARABO.
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Mémoire des carnets (brouillons)


Carnet Oxford page 11
Carnet Oxford page 14

Carnet Oxford page 15
Carnet Oxford page 43
  


 


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21/12/2016

Salim Hatubou

Résultat de recherche d'images pour "livres de Stéphane Amiot"J'ai eu le plaisir de rencontrer Salim à Montreuil, en 2008, sur le stand de la Réunion des livres. Sa générosité, sa gentillesse et sa passion lorsqu'il parlait de son île natale.
En 2011, il avait été invité à Musiques Métisses à Angoulême et m'avait dédicacé deux de ses livres, Contes de ma Grand-mère et Hamouro.
Ce n'est que tardivement, avec une immense tristesse, que j'ai appris sa disparition.